| Etanchéité ou Protection à l'Eau murale :
Certains supports admettent la pose collée
directe des faïences et des carrelages. Ce sont
les supports base ciment (béton et enduits), les
carreaux de plâtre hydrofugés. Les autres supports
exigent d’être rendus admissibles en
effectuant préalablement un traitement de protection à l’eau sous carrelage des locaux exposés
aux projections d’eau par Système de
Protection à l’Eau sous Carrelage (SPEC), voire
en réalisant une étanchéité non traditionnelle par
Système d’Etanchéité Liquide (SEL).
Ces systèmes doivent bénéficier d’Avis
Techniques et pour les SEL, d’Enquêtes de
Technique Nouvelle (ETN) visées par un Bureau
de Contrôle. Il convient de vérifier la date de validité
de ces documents. Les documents particuliers
du marché doivent préciser qui est chargé
de la réalisation de ces ouvrages intermédiaires.
Les panneaux prêts à carreler bénéficiant d’un
Avis Technique favorable à cet emploi peuvent être utilisés.
L’étanchéité au droit des installations sanitaires
est également assurée par un joint étanche dû
par l’entreprise de plomberie (cf. § jonctions
appareils sanitaires / murs).
Etanchéité du sol:
Elle concerne la surface totale du local, y compris
les relevés. Trois techniques d’étanchéité
peuvent être appliquées (cf. chapitre Etanchéité
et Protection à l’eau). Les systèmes céramiques
offrent la possibilité de concevoir aussi bien des
salles de bains classiques que des douches
sans receveur. Différents points relevant notamment
de l’étanchéité ou de la sécurité devront être soigneusement étudiés.
• Intégration d’un siphon de sol (douche de
plain-pied carrelé ou évacuation des eaux de
nettoyage des sols)
Que le revêtement céramique soit collé directement
sur étanchéité, collé sur chape avec étanchéité
sous la chape, ou scellé avec étanchéité
sous mortier de pose, des dispositifs destinés à
la récupération des eaux d’écoulement doivent être mis en place. Ils permettent le raccordement
avec l’étanchéité. L’implantation d’un
siphon avec platine recevant l’étanchéité se prévoit
dès la conception du gros oeuvre et les
pentes à respecter sont de 1% au minimum et
concernent à la fois le support et le revêtement
fini.
• Anti-glissance des carreaux :
Pour une salle d’eau à usage privatif avec zone
de douche sans receveur, la norme française XP
P 05-011* exige un carreau céramique classé
PN 6. Le grès cérame ou grès émaillé choisi
pour ces salles d’eau devront donc répondre à
ce classement pieds nus.
Pour les salles d’eau à usage privatif avec receveur,
aucune exigence d’anti-glissance n’est
demandée par la norme XP P 05-011.
* Depuis Octobre 2005 la norme Française XP P 05-011
relative au classement des locaux en fonction de leur
résistance à la glissance est en vigueur. Cette norme tant
attendue, expérimentale mais néanmoins obligatoire, permet
aux professionnels de faire examiner toute observation
avant le 31 décembre 2008. Elle fait suite, dans les
usages, à la norme d’essai allemande DIN 51097 pour les
"pieds nus".
(cf tableau de correspondance page 8)
• Bac receveur de douche ou baignoire Jonctions appareils sanitaires / murs :
Les joints de raccordement des éléments sanitaires
aux murs sont des zones sensibles à l’humidité.
Les jonctions doivent être réalisées par
l’entreprise de plomberie à l’aide d’un mastic élastomère fongicide assurant l’étanchéité
entre l’appareil sanitaire et la paroi murale (cf.
norme NF P 40-201, réf. DTU 60.1).
- Soit, le carrelage est ensuite mis en oeuvre
en recouvrement de ce joint, puis un nouveau
joint élastomère fongicide est réalisé.
Ce dernier doit être vérifié et entretenu régulièrement
par le Maître d’ouvrage.
- Soit, le revêtement incorpore un profilé de
jonction.
Tabliers de baignoires, habillage de tuyauteries
et de petits ouvrages de salles de bains :
Ces travaux peuvent être réalisés en carreaux de
plâtre hydrofugé, revêtus de faïence ou de grès
émaillé. Cependant, des éléments prêts à carreler,
insensibles à l’eau, composés de polystyrène
extrudé ou expansé revêtu d’un mortier
hydraulique armé d’une trame en fibres de
verre, peuvent également servir à concevoir les
petits ouvrages, habiller les tuyauteries et réaliser
les tabliers de baignoire. Facilement
sciables, ils permettent de dissimuler les canalisations,
de réaliser les bâtis de niches, les
marches, les coffres, les plans de vasques ou
encore les paillasses. Ces éléments n’exigent
aucune préparation avant d’être revêtus de carrelage,
exceptée l’utilisation de bandes d’étanchéité
aux jonctions.
Points singuliers
:
• Traitement des traversées de tuyauterie :
Ce sont des points singuliers qu’il convient de
traiter selon les techniques de mise en oeuvre
des procédés préconisés.
• Trappes de visite :
Elles doivent toujours être placées à proximité
des systèmes d’écoulement, dans une gaine ou
en façade de baignoire.
Exemples d’intégration de siphon de sol
avec une étanchéité non traditionnelle |
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| 1 Carreaux céramiques 2 Mortier-colle 3 Etanchéité non traditionnelle : SEL, PPE, SPEC, membrane ou natte (cf. AT ou ETN) 4 Forme de pente ≥ 1 % 5 Béton 5 B Béton avec forme de pente ≥ 1 % 6 Mortier de scellement 7 Couche drainante 8 Platine d’étanchéité 9 Possibilité de sortie horizontale ou verticale |
Systèmes Céramiques®recommande :
l’utilisation d’un profilé de jonction, solution pérenne. |
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La mise en oeuvre d’un profilé de jonction préformé, spécialement conçu à cet effet, apte à absorber les déformations subies par les baignoires et les receveurs. |
1 Butyle 2 Joint élastomère fongicide 3 Etanchéité 4 Elément sanitaire
5 Carreau céramique |

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